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Enquêtes de santé - Numéro 5 - Février 2011

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Découverte :  les vertus des champignons

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Immunostimulantes, anti-tumorales, anti-virales, anti-ulcéreuses, les vertus médicinales des champignons, et en particulier de leur mycélium qui concentre leurs principes actifs, sont désormais bien connues. À la découverte de la mycothérapie avec le Dr Bruno Donatini.

Qui dira le sentiment qu’on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde.... Difficile en effet, Mr René Chateaubriand, de décrire ce sentiment de bien-être et de plénitude, ce ressenti profond et vibrant de puissance et de protection, de vivant... Et ces champignons qui tapissent son lit tels des gemmes... «Il faut les toucher de la main pour sentir leur élasticité vivante et la douceur de leur chair nue, les meurtrir pour respirer leur arôme puissant et fin, où le sous- bois tout entier est enclos» : les champignons ont sûrement d’une certaine manière «parlé» à Maurice Genevoix, et il les a entendus...


Oui, toute la forêt est dans le champignon, plus précisément dans son mycélium : la partie souterraine du champignon. Ce sont ces petites fibres blanches qui semblent relier tout le sous-sol de la terre, et qui peuvent s’étendre sur des hectares.

Car la forêt est née de la rencontre entre le mycélium de champignon et l’arbre, il y a 450 millions d’années. Sans champignon, pas de forêt. Magnifique symbiose...

Certains champignons se nourrissent de bois et d’écorce : c’est à eux que nous allons nous intéresser, car ce sont ces champignons lignicoles qui renferment de multiples vertus médicinales.

Pleins feux sur la mycothérapie

Ces mycelia qui stimulent nos petits globules

La plupart d’entre eux stimulent l’immunité, mais ils ont également des vertus anti-tumorales, anti-virales, anti-ulcéreuses, etc.

Les vertus médicinales des champignons sont connues depuis des millénaires, notamment par la médecine chinoise. Symboles de longévité pour certains d’entre eux, ils alimentent décoctions et autres tisanes.

La mycothérapie (traitement par les champignons) a quant à elle émergé dans les années 70/80. Depuis, des centaines de travaux ont été réalisés par les Chinois, les Japonais et les Coréens, confirmant l’intérêt de la mycothérapie. L’étude qui attira particulièrement l’attention des Occidentaux a été menée en 1994 par Hiroaki Nakazato. Publiée dans la revue The Lancet, elle démontrait le bénéfice de l’association du PSK (la krestine, contenue dans le Coriolus versicolor ou karawataké) au traitement standard (mitomycine en intraveineuse et fluorouracile oral) des patients ayant subi une gastrectomie (ablation totale ou partielle de l’estomac). L’addition de PSK améliorait, selon cette étude, à la fois le taux de 5 ans sans maladie et le taux de survie à 5 ans.

En médecine, plutôt que le champignon, on préfèrera utiliser son mycélium. Le Dr Bruno Donatini nous explique pourquoi, et fait une revue détaillée de tous ces mycelia qui nous veulent du bien...

La symbiose prouve sa supériorité vis-à-vis de la prédation ou du parasitisme en s’emparant définitivement de la planète. Les herbivores, les insectes, les carnivores n’existent que grâce à ce miracle. Le mycélium pousse sur les radicelles des arbres et leur permet d’extraire plus facilement les minéraux et les sucres indispensables (x 1000). Les mycélia conservent l’eau, synthétisent des polyphénols : molécules antiseptiques et anti-parasitaires. Les mycélia puisent leur énergie de la vibration terrestre. Les quantum oscillatoires activent les NOD-facteurs des mycélia. Cela induit un flux visible au microscope. Les nutriments se répartissent sur plusieurs hectares. Les réactions enzymatiques et les divisions cellulaires se succèdent. Les échanges entre mycélium et arbres assurent la stimulation et la différentiation réciproques, ce qui les protège contre les envahisseurs et assure une amélioration continue des espèces. La survie n’est possible qu’au prix d’un perfectionnement permanent.

Ainsi, la forêt est biorésonance grâce aux NOD-facteurs des mycélia et parce qu’elle n’a pas d’autre choix que d’amplifier ses synthèses pour perfectionner ses défenses vis-à-vis des agresseurs. En étudiant la biorésonance des mycélia, on cherche à utiliser cette faculté de protection contre les dégénérescences : faculté qui repose probablement en partie sur la résonance mycélienne.

La forêt n’existe que par la rencontre entre le mycélium de champignon et l’arbre, il y a 450 millions années. Il s’agit, apparemment, du seul phénomène qui ne relève pas de l’adaptation Darwinienne au milieu. Par la synergie issue de cette rencontre, le milieu s’est transformé pour toujours avec l’émergence d’une terre couverte de forêts.

La forêt, une zone de «biorésonance»